Contrées lointaines

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LIVRE CULTE ! « L’EVUR »

septembre 3rd, 2012

LES CROYANCES DES PAHOUINS DU GABON

Henri Lavinotte
Société Des Missions Evangéliques, 1947

Chez les Fang du Gabon et de Guinée équatoriale comme chez les peuples du Centre et du Sud Cameroun, les populations parlent couramment d’evur. L’evur est une bête qui habite un homme et peut sortir de son corps pour agir à sa place.
C’est une entité qui est parfois présentée comme un polype viscéral.
Ce polype est comme une âme. Il est le double, ou est chargé d’animer le double.

On lui prête beaucoup de vertus, lui attribuant les qualités d’un individu.
Celui qui réussit dans les affaires, la politique, les ritualise; les devins, les grands guerriers, les guérisseurs sont sensés en posséder un. La présence de l’evur rend possible l’existence du double.
Ceux qui n’ont pas d’evur, ou dont l’evur n’a pas reçu les pouvoirs nécessaires ne peuvent pas agir à travers le double, ni même en sentir la présence.

C’est le double qui participe aux rencontres des sorciers, c’est à travers lui que s’effectue le cannibalisme occulte. Ainsi, les doubles des sorciers mangent les doubles de leurs victimes, et celles-ci, qui continuent de vivre pendant un moment sans rien sentir, tombent malades ou meurent peu après.

Ce qui arrive au double a donc des répercussions sur la partie matérielle de la personne. L’âme de la sorcellerie peut quitter sa demeure corporelle à toute heure du jour ou de la nuit, mais en général un sorcier envoie son âme en course durant la nuit, quand sa victime est endormie.

Elle vogue dans les airs, émettant une lumière brillante. Pendant le jour, cette lumière n’est visible qu’aux sorciers et aux exorciseurs abreuvés de médecine, mais la nuit chacun peut avoir la rare fortune de l’observer.
Le sorcier est sur son lit, mais il a dépêché l’âme de la sorcellerie pour ôter la partie psychique des organes de sa victime, « l’âme de sa chair », que lui et ses compagnons de sorcellerie dévoreront.

Cet ouvrage de référence est incontournable pour qui veut mieux appréhender les croyances et phénomènes de sorcellerie au Gabon.

Également rédigé par un prêtre, je suggère à ceux qui s’intéressent à ce sujet
l’ouvrage très complet et plus récent du Père Eric de Rosny (jésuite initié) vivant à Douala et intitulé « Les yeux de ma chèvre », collection Terre Humaine chez Plon

aucune illustration

24 pages, 14 x 19 cm
livre broché, couverture souple

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