Contrées lointaines

Contrées lointaines, des livres, de la culture et du rêve…

« THE FRANK CROWNINSHIELD COLLECTION » 1943

août 19th, 2012

Une collection légendaire: Picasso, Modigliani, Degas,
Matisse, Challall, Art nègre…

Parke Bernet Galleries, 1943

Catalogue de vente

Écrivain, éditeur et rédacteur en chef de la très célèbre revue américaine « Vanity Fair », Franck Crowninshield fut l’un des plus grands collectionneurs d’art. Cosmopolite, né à Paris et élevé à Rome, il occupa une place toute particulière dans la vie culturelle du New York des années 20.
Il était l’arbitre des élégances et côtoyait les élites financières et artistiques.

En 1914, Crowninshield – qui était considéré comme « l’homme le plus cultivé, élégant, et attachant du monde de l’édition à Manhattan »- fut embauché par son ami Condé Nast fondateur du magazine « Vogue », pour devenir rédacteur en chef du nouveau Vanity Fair.
Il décida d’en modifier la ligne éditoriale, délaissant le magazine de mode
grand public, pour s’adresser à un lectorat plus cultivé et sophistiqué.

Ainsi, il attira les meilleurs écrivains de l’époque: Gertrude Stein, Djuna Barnes ainsi que F. Scott Fitzgerald dont les premières œuvres furent publiées dans le magazine. Vanity Fair fut également le premier magazine à imprimer des d’œuvres d’artistes tels que Picasso et Matisse.

La vente de sa célèbre collection, objet de ce rare catalogue, était essentiellement constituée d’œuvres françaises classiques et modernes, ainsi que d’art nègre. Picasso, Matisse, Modigliani, Bonnard, Marie Laurencin, Degas, Maillol et bien d’autres, furent rejoints par des bieyri, des kota, des masques des grasslands camerounais et des ibeji. Figurent ici, quelques importants exemples de ses sculptures africaines.

Beaucoup de ces objets emblématiques furent exposées au Brooklyn Museum
en 1937 – lors de l’une des premières expositions d’art africain aux États-Unis
au sein d’une grande institution.

Fervent partisan de l’avant-garde, Crowninshield fut l’un des co-fondateurs
du Musée d’Art Moderne de New York, auquel Il prêta plusieurs sculptures
de sa collection lors de la célèbre exposition intitulée Negro Art.

Sur les conseils de son ami peintre John Graham qu’il embaucha, Crowninshield commença à compléter sa collection de peintures impressionnistes et modernes débutée dans les années 1920 par de l’art africain. Se rendant fréquemment à Paris, où il passait ses étés entre 1925 et 1935, il acheta régulièrement des objets à Paul Guillaume, Charles Ratton et Louis Carré.

Franck Crowninshield travailla à promouvoir l’art africain et joua un rôle prépondérant dans l’intérêt que portèrent les américains à cette forme d’art .

illustrations en N/B (8 planches)
116 pages, 26 x 18 cm
livre broché en anglais, couverture souple

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